Prêtre espagnol et douaniers tués au Burkina Faso
14:43 17/02/2019

Un prêtre espagnol et quatre douaniers ont été tués lors d’attaques distinctes de djihadistes présumés au Burkina Faso, aux prises avec une insurrection islamiste radicale, ont déclaré des sources locales.
“Le salésien espagnol Antonio Cesar Fernandez a été assassiné lors d’un attentat djihadiste entre le Togo et le Burkina Faso”, vendredi aux environs de 15h00 (heure locale) “, a déclaré l’ordre des Salésiens de Don Bosco dans un communiqué publié vendredi sur Twitter.
Fernandez et deux autres personnes revenaient d’une réunion dans la capitale togolaise, Lomé, quand ils “ont été attaqués par des hommes armés après avoir franchi la frontière entre le Togo et le Burkina Faso”, a déclaré le chef de l’ordre, José Elegbede, dans un communiqué.
“Après avoir fouillé la voiture, ils ont tiré Cesar du groupe et les hommes l’ont abattu”, a ajouté Elegbede.
Le chauffeur du groupe, Fabrice Aziawo, a déclaré que les hommes armés les avaient capturés à un poste de contrôle.
“Des hommes armés nous ont emmenés dans la forêt, Cesar et moi. J’ai entendu des coups de feu. Ils m’ont dit de faire demi-tour et j’ai vu César étendu sur le sol.”
Cesar Fernandez, 72 ans, travaillait en Afrique depuis 1982, a déclaré sa commande, les salésiens de don Bosco, dans un communiqué publié sur Twitter.
Lors d’une autre attaque, des hommes armés ont pris pour cible des agents des douanes qui ont installé un poste mobile à Nohao, près de la frontière avec le Togo, vendredi soir, tuant quatre d’entre eux, a déclaré à l’AFP une source de sécurité.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a présenté ses condoléances à la famille et aux collègues du prêtre.
“Je suis absolument révolté par cette attaque et mon respect pour ceux qui … risquent leur vie pour travailler dans des zones de conflit”, a-t-il ajouté sur Twitter.
Une source de sécurité locale a déclaré que l’attaque avait été perpétrée par “un groupe d’une vingtaine d’hommes armés qui se sont ensuite enfuis dans une zone boisée”.
Selon un décompte de l’AFP, plus de 300 personnes ont été tuées dans le pays en quatre ans d’attaques djihadistes.